I love my body What the Fluff ?

[Humeur] Vive la Raie-publique !

C’est l’heure du questionnement estival. A quel point notre raie des fesses influence-t-elle le monde moderne ? Spoiler alert : PAS ASSEZ ! 

Soleil, plage… l’été frappe à la porte et notre corps se réjouit de tant de vitamine D et de pastèques à venir.  C’est aussi la douce période où tu te retrouves à devoir faire une activité à l’origine sympa mais en fait horrible : la recherche de maillot de bain. Enfer et damnation. Etam NUL, H&M naze… J’ai passé environ 2h à faire des essais dans des cabines, à être déçue, à me fatiguer et m’énerver pour rien. Sans parler de la recherche en ligne qui ne sert à rien puisque je ne peux pas essayer (et que les tailles sont aléatoires). Outre les tailles scandaleuses pratiquées (un 90 D trop petit alors que je mets un 95 C, des culottes en 44 trop petites…), j’ai pris conscience de l’origine de tout un tas de problèmes dans ma vie. La raie.

Pas la raie manta, vous vous en doutez. Je parle bien de la raie des fesses.

Du coup, avec Lu’ on s’est demandées à quel point nos raies étaient différentes. Une seule façon pour nous de le savoir –> pratiquer le mesurage de raie ! Alors oui, c’est bizarre, mais on s’est munies de notre plus beau mètre, et on a mesuré du haut de notre raie jusqu’en bas des fesses. Résultat : 15 cm pour Lu’ et 25 cm pour moi. Une différence de dingue !

 

Implications et complications

Dans un questionnaire que nous avons essayé d’administrer à diverses personnes inconnues (4 au total), les réponses étaient tout aussi étalées, de 15 à 25 cm. Encore une preuve que l’industrie de la mode a de longs progrès à faire. Parlons des jeans par exemple : avec ma raie à rallonge, un taille haute ce n’est pas un taille haute pour moi ! C’est un taille normale… L’une des explications se trouve peut être (sûrement même) dans les standards imposés par l’industrie de la mode. Dans les écoles de mode type ESMOD ou autre, les étudiants basent tous leurs projets sur des modèles avec une morphologie filiforme : 1m70 minimum, taille 34-36*. Ensuite, quand la majorité de ces chers élèves rejoignent les grands groupes de prêt à porter ou de luxe, ils continuent de créer leurs patrons sur ce modèle. Pour les autres tailles, ils se contentent d’agrandir proportionnellement le patron, sans prendre en compte les possibles variations de morphologie. Certaines marques, plus rares, choisissent une autre taille de référence. C’est le cas de Violeta, la marque “grande taille” de Mango par exemple. Cette marque crée ses patrons sur un modèle en 44, puis les réduit ou les agrandit proportionnellement. Bien sûr, cela résout rien, et ne fait que décaler le problème et agrandir encore le fossé entre “minces” et “grosses”.

Quelle raie-ponse à ce problème ?

Pour trouver des habits à sa taille, plusieurs solutions existent :

    • Subir l’industrie de la mode et essayer, toujours essayer, encore essayer de nouveaux vêtements et modèles 

C’est ce qu’on fait majoritairement je pense, mais ça prend tellement de temps… Et tellement de déceptions à la clé (l’autre jour j’ai essayé 10 débardeurs blancs dans plein de boutiques différentes avant d’en trouver un qui me va bien. J’ai cru que j’allais péter un câble, je me remettais en question, jusqu’à me trouver hors normes alors que je fais un 44. Ce n’est quand même pas normal d’en arriver là).

    • Coudre ses vêtements soi-même 

Un choix super stylé mais très contraignant. Sachant qu’il faut du temps, de la patience, une machine à coudre et la place pour la mettre, de la dextérité…

    • Dénicher des marques alternatives

Certaines marques commencent à proposer des solutions alternatives pour toutes les morphos. Et je ne vous parle pas de Balsamik, qui derrière une stratégie de communication limite mensongère, propose des produits chers, de mauvaise qualité et mal taillés. Je parle de marques innovantes telles que Surania Design par exemple, qui proposent des maillots de bains à votre taille : il suffit de prendre ses mesures et de les rentrer lors de la commande, et hop, un maillot de bain sûr-mesures. Les Petites Jupes de Prune proposent également ce principe pour des jupes toutes mignonnes. On peut même passer à leur atelier sur RDV si on souhaite être sûres de notre choix. Bien sûr ces solutions ont un coût bien plus élevé que la fast-fashion, mais on peut aussi choisir de s’habiller moins mais mieux. Enfin c’est un autre débat que nous aurons sans doute bientôt 😉

Maillot de bain rose et jupes plissées

Au delà de ces nouvelles initiatives, j’espère vraiment que la mode “mainstream” saura s’adapter à toutes les morphologies. Car c’est son but premier, faire en sorte que nous (et accessoirement notre raie) nous sentions bien dans nos vêtements au quotidien.

Et vous, elle mesure combien, votre raie ? <3

*Il suffit de regarder les recherches de modèles de projet de fin d’année pour s’en rendre compte..

3 Comment

    1. On n’a pas encore testé, mais l’idée est top ! Surtout que si ça ne va pas, il suffit de renvoyer le maillot et ils le refont. Tout sûr mesure !
      On fera une update de l’article ou un post Instagram une fois qu’on aura validé le concept 🙂

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