Féminisme

Féminisme, ce mot qui fait peur

Un article manque sur le blog depuis que Ma’ et moi, on s’est lancé dans cette aventure. Tu trouves la définition du mouvement bodypositive mais rien sur ce qu’est le féminisme. Et pourtant, il y en a des choses à dire !

Définissons, définissons !

Le féminisme, selon le centre national des ressources textuelles et littéraires, c’est un mouvement social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme. Plus simplement, le féminisme est la lutte pour que les femmes aient les mêmes droits que les hommes. Rien de plus.

Mais c’était mieux avant !

Pour beaucoup, se revendiquer féministe n’est pas possible parce que dans la représentation actuelle, on voit les combats des Femen, seins nus. Libre à toi de penser ce que tu veux de leurs luttes, extrêmes ou justes.
Aussi parce que, en se promenant un peu sur internet, pour certains, l’égalité hommes-femmes est atteinte. Ou que le féminisme, c’était quand même mieux avant. Les droits revendiqués sont inutiles et avilissants et une honte pour le mouvement de nos grands-mères, qui, elles, au moins, se battaient pour de vrais droits !

Je peux te citer trois exemples de combats jugés très souvent ridicules : le refus du statut administratif “mademoiselle”, que les noms des tempêtes et ouragans ne soient pas que féminins et le plus récent, la question du harcèlement de rue. Autant de combats ou petites batailles qui ont donné naissance à ce fameux terme de féminazi.

Féminazi parce qu’aucune tolérance et jamais de réflexion.

Pourquoi je suis féministe ?

Être féministe, ce n’est pas devoir être d’accord avec tout ce qu’il peut se passer. Le féminisme existe sous tout plein de formes et de luttes. J’ai cité les Femen parce que le groupe est le plus médiatisé aujourd’hui, mais pour citer seulement un seul autre exemple, je peux te parler du Black Feminism. Né pour donner aux femmes de couleur plus de visibilité dans la lutte, il rassemble les personnes victimes de racisme et de sexisme. Ces femmes noires américaines ne se reconnaiss(ai)ent ni dans le féminisme “blanc et bourgeois” ni dans la lutte de libération noire des hommes.

Être féministe, ce n’est pas non plus combattre toutes les secondes de tous les jours. Ce n’est pas inscrit sur mon front et je me présente rarement – voire jamais – comme féministe à la première conversation. Mais quand j’entends des remarques sexistes, un avis avec lequel je ne suis pas d’accord ou que quelqu’un m’affirme que le harcèlement de rue est un faux débat, que la zone grise du consentement est une invention ridicule, j’entame une conversation. Donner son point de vue et réagir, c’est déjà lutter.

Je suis féministe parce que non, l’égalité n’est pas atteinte. Je peux facilement trouver des articles récents, généraux ou particuliers, qui le montrent bien, et je trouve ça injuste.
Je suis féministe parce que je suis persuadée que ni le genre ni le sexe n’influent sur les capacités des gens.
Je suis féministe parce que je pense qu’on a tout à gagner en atteignant l’égalité.

* l’image de couverture est une illustration de Kris Noelle

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