I love my body I love myself

[Course] #2 – Comment j’ai appris à écouter mon corps

J’ai commencé à reprendre le sport il y a un an et demi, je vous l’ai dit ici. Mes premières séances de course duraient maximum un quart d’heure pour moins de deux kilomètres parcourus. Et j’ai progressé, petit à petit. La première course que j’ai faite faisait 5 kilomètres. Je suis restée longtemps à courir sur cette distance. Et à la fin de 2017, je me suis dit : et si je me dépassais ? Du coup…

Mon objectif 2018 est de courir les 20 kilomètres de Paris avec ma famille. 

La course est en octobre. Comme je devais (et je dois toujours) me pousser à m’entraîner, c’était le meilleur moyen pour progresser ! Même si j’aime courir, je dois me battre constamment avec cette autre voix qui me dit que ce n’est pas grave si je manque la séance de la journée ou même celles de la semaine. Ou qu’une fois les 5 kilomètres sont faits,  c’est déjà pas mal… Donc pour réussir à avancer malgré la flemmardise, je me suis inscrite à des courses avant de réussir à atteindre de nouvelles distances. Voilà le beau programme que je m’étais fait :

 

Mais dans la vie, il y a ce qu’on prévoit et ce qu’on fait. Entre la Soli’Run et la course du bois de Boulogne, je suis allée voir des amis, un coup à Lyon, un coup en Franche-Comté, une autre fois à Bordeaux. Donc 0 entraînement.

Ajoute à cela le fait qu’en revenant de Bordeaux, je suis tombée malade et que je devais courir deux semaines plus tard. Donc autour du 15 avril, j’arrive à ce constat : je dois m’entraîner pour faire 4 kilomètres de plus que mon maximum (à peu près) avec deux semaines sans course et des symptômes grippaux. J’ai quand même essayé de me motiver. Une semaine avant, avec ma grippe qui traînait, j’ai péniblement couru 4 kilomètres, loin de mon maximum et de mon rythme habituel. Et je me suis posée une question (en appelant Ma’ parce que prendre une décision, c’est pas mon fort) : comment savoir si ce n’était que des problèmes d’entraînement et de flemme que je pouvais dépasser ou est-ce que mon corps n’était pas capable de courir les 10 kilomètres prévus ?

Ma première réaction a été d’ignorer tout. Déjà, j’ai toujours du mal à me motiver, ce n’était qu’une autre forme ! Et puis, zut, j’avais payé mon inscription, je n’avais pas envie de ne pas y aller, d’autant plus que j’aime les ambiances de course ! Mais le reste de la semaine, je n’ai fait que dormir, épuisée. Il a bien fallu que je me pose et que j’accepte après une autre séance de course où après 3 kilomètres, j’avais envie de vomir, que je n’étais pas capable à ce moment de courir 10 kilomètres. Bye bye bois de Boulogne.

J’ai donc décidé de ne pas y aller en force mais d’écouter mon corps et de remettre à plus tard cette course, avec un entraînement approprié. J’ai toujours été dans un rapport de résistance avec mon corps : il est capable de faire telle ou telle chose parce que je le pousse et n’est jamais un obstacle. Tout se fait au mental et seulement au mental. Force a été de constater que pour cette fois, mental ou non, mon corps m’a envoyé plusieurs signaux à prendre en compte.

J’ai repris progressivement pour réussir à atteindre les 10 kilomètres avec une nouvelle philosophie. Ce n’est pas grave de courir que 5 kilomètres au lieu des 7 que tu as prévus, si tu n’en peux plus. Si tu sens que tu es capable par contre, tu peux aller plus loin en serrant les dents. Il faut apprendre à décortiquer ses sensations pour pouvoir avancer sans être dans la précipitation. A travers la course, j’apprends beaucoup plus qu’aller toujours plus loin et ça ne peut que me faire du bien !

(mais quand même, je me suis réinscrite dans une autre course de 10km deux semaines plus tard)

AND SPOILER ALERT : I DID IT !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

%d bloggers like this: